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Les lendemains qui chantent s’étaient tus. Sauf quelques rares égarés, personne n’espérait plus la grande révolution, ni même la possibilité de changer la société, comme cette partie de la gauche socialiste qui, en 1981, se donnait cent jours pour cela. Mai 68 a été un nouvel élan vers cette utopie ; le dernier, semblait-il, car si l’impact sur nos valeurs, nos modes de vie, nos comportements sociaux a été considérable, ce n’est pas forcément dans le sens que l’on croyait à l’époque, puisque c’est le capitalisme financier et une société férocement individualiste qui en sont sortis. Pourtant l’irruption des nouvelles technologies de la communication semblent ouvrir un champ aux activités humaines, à leurs relations, et notamment aux modalités d’organisation du travail qui semble à première vue donner l’espoir de renouer avec ces valeurs que l’on croyait perdues. Est-ce l’amorce d’une réalisation de ces utopies, ou au contraire le retour masqué dans le pire des capitalismes archaïques ? Cet article donne à ces interrogations une réponse nettement pessimiste. Il ne semble pas que ce soit sur le bon chemin vers un changement de cap.

 

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